5 mars 2016 – Une brève histoire des projets de développement

On a aujourd’hui tendance à penser que le modèle du « projet » mis en œuvre par une Ong ou une Unité de gestion de projet, et agissant principalement par « faire faire » (c’est-à-dire par multiplication du recours à la sous-traitance) est la forme normale de l’intervention de développement. Or c’est en fait une modalité qui s’est mise…

1er janvier 2016 – En début de projet on ne sait pas grand-chose mais on peut tout faire….

« En début de projet on ne sait pas grand-chose mais on peut tout faire tandis qu’en fin de projet on ne peut plus rien faire mais on a tout appris ». Cette citation de Gilles Garel dans son petit ouvrage « le management de projet » (p.12) traduit bien le paradoxe structurel de tout projet, « processus concomitant où, au fur et à mesure des différentes phases d’avancement, les degrés de liberté diminuent tandis que le niveau de connaissance s’accroît » (idem).

13 décembre 2015 – La promotion ambigüe de la « société civile » dans les politiques d’aide

(extrait de l’introduction de Lavigne Delville P., 2015, Aide internationale et sociétés civiles au Niger, Paris/Montpellier/Marseille, Karthala/APAD/IRD) La recherche en sciences sociales est très critique sur l’usage de la notion de société civile en Afrique et plus encore sur la façon dont le discours sur la société civile est mobilisé par les institutions d’aide. Celui-ci…

2007 – Anticiper les risques de conflits fonciers dans un aménagement hydro-agricole : l’apport de l’anthropologie

(publié dans Humanitaires, hors série n°4, Automne Hiver 2007) Introduction Les bas-fonds sont les parties basses du paysage, les têtes de vallées, où se concentrent les eaux de ruissellement et où la nappe phréatique est peu profonde. Dans les pays du Sahel, ce sont de riches pâturages de saison sèche, avec les rares mares –…

30 mai 2015 – Comprendre le « succès » et « l’échec », lire les processus : l’apport de la sociologie de la traduction

(extrait de « un projet de développement qui n’aurait jamais dû réussir ? », Anthropologie & développement n°42, 2015). «  A la naissance, les projets sont tous morts-nés. Il faut leur ajouter de l’existence continûment, pour qu’ils prennent corps, pour qu’ils imposent leur cohérence grandissante à ceux qui les discutaient ou qui s’y opposent » (Latour, 1992 : 71-72) Nombreuses sont…

2011 – Une anthropologie impliquée (2) : réflexivité des acteurs et fonction d’accompagnement des sciences sociales

(Vers une socio-anthropologie des interventions de développement comme action publique, Mémoire d’habilitation à diriger des recherches, pp. 121-124) Dans les sociétés modernes, comme l’a montré Giddens, la réflexivité des acteurs fait que les sciences sociales ont un effet sur la société, à travers la façon dont leurs questionnements et leurs résultats sont transmis (directement ou…

28 février 2015 : Evaluer les projets de développement : entre instrumentalisations et production d’une analyse partagée

« En réalité, les évaluations de projet ne sont qu’un moment dans un processus plus large et plus routinisé de fabrication du sens et de cadrage des interprétations. En dépit des demandes d’objectivité et d’indépendance, les experts sont chargés de produire l’histoire que raconte l’évaluation comme un « bien partagé », et ils la construisent intentionnellement comme telle ».(Mosse…