2004 – Six « péchés capitaux » de l’évaluateur : pièges et repères déontologiques

Une évaluation est un exercice difficile. En quelques jours ou quelques semaines au mieux, il faut porter un regard le plus objectif possible sur une réalité complexe et multiforme et porter une analyse sur des stratégies et des actions, dans lesquelles des équipes se sont investies, parfois pendant plusieurs années. Il faut intégrer et organiser une masse d’informations de différentes ordres ; se construire une connaissance et une analyse du projet ; respecter les équipes et leur travail sans pour autant oublier tout regard critique ; appréhender le point de vue des bénéficiaires sans prendre pour argent comptant tout ce qu’ils disent ; répondre aux attentes – pas toujours explicites ou réalistes – des commanditaires sans s’asservir à leurs logiques…

Une évaluation est souvent un exercice violent pour ceux qui la vivent. Nous avons tous connu des évaluations productives, mais aussi des évaluations injustes et biaisées. Évaluer un projet demande une éthique affirmée, pour éviter de tomber dans des pièges fréquents.

Cette note méthodologique en illustre quelques-uns, inspirés de cas vécus. Il y en a sûrement d’autres…

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