2010 – Pourquoi conduire une recherche-action en partenariat ?

(Gasselin P., Lavigne Delville P., 2010. Pourquoi conduire une recherche-action en partenariat ? 
In : Faure G. et al eds, Innover avec les acteurs du monde rural : la Recherche-Action en Partenariat,
QUAE Editions, Montpellier, 29-38. (version pré-print))

Avant d’examiner comment faire de la recherche-action en partenariat, ce chapitre répond à la question « pourquoi conduire une recherche-action en partenariat ? ».

Dans sa philosophie et sa démarche, la RAP représente une rupture importante par rapport aux modalités classiques de la recherche sur l’agriculture et le développement rural. Elle souhaite répondre aux nouveaux enjeux d’une recherche mieux articulée aux demandes et besoins de la société et à l’évolution des conceptions des rapports entre praticiens, citoyens, usagers et chercheurs. Elle vise à organiser des processus de recherche et d’action en commun, une co-production de la connaissance et des solutions entre chercheurs et parties prenantes.

Une telle ambition repose sur un principe de coopération entre chercheurs de métier et acteurs cherchant à promouvoir des dynamiques de changement. La RAP nécessite la construction de partenariats entre les différents acteurs, et un copilotage du processus de recherche.

Les principales justifications de la RAP

Pourquoi les chercheurs mèneraient-ils une recherche-action en partenariat avec des agriculteurs ? Pourquoi des acteurs sociaux conduiraient-ils un projet de transformation de la société rurale en collaboration avec les chercheurs ? Pourquoi des entreprises et des collectivités territoriales s’investiraient-elles dans de la recherche ? Les réponses à ces questions font l’objet de nombreux travaux en philosophie, sciences de l’éducation, sociologie, histoire des sciences, sciences de gestion, etc. Une grande partie de ces réponses ne sont pas spécifiques au monde agricole mais découlent d’une évolution plus globale de la société et de la science. La RAP se justifie selon deux grands registres, le premier relevant du domaine socio-politique (le rôle de la production de connaissance dans les processus de changement, les rapports entre chercheurs et praticiens, usagers, citoyens), le deuxième du domaine épistémologique (la conception de la connaissance et de la science). La dimension « action » (et l’utilité sociale de la connaissance) est tout aussi importante que la dimension « production de connaissances ».

Nouvelles légitimités des acteurs et de leurs connaissances

De nouvelles questions pour la recherche agronomique à l’aune des évolutions sociales, économiques et politiques

Les évolutions constatées depuis une trentaine d’années dans le développement rural, les nouvelles fonctions jouées par l’agriculture (marchandes ou non, politiques, économiques, sociales, environnementales) renouvellent les questionnements structurant qui s’adressent à la recherche agronomique. Le questionnement technique dominant (« Quelles sont les techniques qu’il faut inventer et diffuser pour aider les agriculteurs à se développer ? ») est devenu dans les années 1990 de type socio-technique : « Pourquoi les techniques proposées ne sont-elles pas mises en œuvre ? Comment faire pour qu’elles soient adoptées ? ». Il tend aujourd’hui à évoluer vers un nouveau paradigme traduit par « Comment engager des processus d’innovations qui répondent aux besoins des acteurs concernés ? ». Dans le même temps, il est de plus en plus reconnu que les acteurs parties prenantes d’un problème (les agriculteurs, leurs organisations professionnelles, les entreprises de la filière, les pouvoirs publics) sont légitimes pour questionner le travail des chercheurs sur les problématiques agricoles-rurales et pour y participer, ce qui selon certains auteurs (Akrich, et al., 1988 – Callon, et al., 2001), augmente les chances de résoudre le problème posé. Dès lors, comment mieux les intégrer dans les processus de recherche ?

Le savoir scientifique n’est pas neutre

Les évolutions dans le secteur rural renvoient à des évolutions plus larges sur la conception de la science et de ses rapports avec la société, qui marquent une rupture dans les années 1990 quand s’opère une redéfinition du rôle des acteurs. L’idée d’une science neutre et objective capable par elle-même de définir les problèmes, de traiter les questions complexes (e.g. « qu’est-ce qu’une drogue ? », « qu’est-ce qu’un microbe ? », « qu’est-ce que le bien-être animal ? »). et d’identifier les solutions est de plus en plus remise en cause (Stengers, 2002). Une partie des réponses dépend obligatoirement du contexte politique, socio-économique, culturel et des stratégies des acteurs concernés. La production d’une connaissance ou d’une nouvelle technologie ne peut être envisagée sans apprécier son incidence sur le monde réel et notamment les risques induits. Ce positionnement oblige le chercheur, mais aussi le juge, le journaliste, le philosophe, l’élu, le consommateur et plus largement les citoyens à développer les analyses traitant de cette dimension du questionnement. Les accidents nucléaires et les crises agricoles (alimentaires, sanitaires, environnementales, etc.) conduisent la société à ne plus être seulement commanditaire ou bénéficiaire de la recherche, mais à se responsabiliser et à faire de la science l’affaire de tous, grâce à l’organisation de la participation des non-chercheurs, dans le prolongement de l’idéal démocratique.

Les acteurs sont compétents, leur connaissance et leurs questionnements sont légitimes

La redéfinition des rapports entre la science et la société découle aussi d’une évolution majeure. La science a longtemps prétendu objectiver les faits en construisant un savoir distinct des savoirs « profanes », et en particulier ceux des acteurs concernés (forcément localisés, biaisés par leur position sociale, leurs logiques d’intérêt). Une révolution épistémologique et sociale amène aujourd’hui à reconnaître les savoirs et les compétences des parties prenantes dans un problème donné. Il peut s’agir des savoirs aussi bien d’organisations, d’institutions, de services techniques, bien sûr, que de ceux des praticiens d’un métier, détenteurs de savoir-faire précis (paysans, techniciens, entrepreneurs, artisans, ouvriers, etc.), citoyens désireux de s’impliquer dans la conduite des affaires publiques locales, usagers ou clients d’un service ou d’une ressource, personnes affectées par des maladies, des problèmes, etc. Leurs savoirs sont des savoirs pratiques, et ne relèvent pas de savoirs scientifiques (Olivier de Sardan, 1995). Dès lors que l’objectivité n’est plus le monopole de chercheurs s’extrayant par leur recherche du monde social, et que le contexte spécifique joue un rôle déterminant, c’est par le croisement des points de vue et des connaissances, et la prise en compte de la complexité du réel, que l’objectivation peut se faire. La compétence des acteurs, la légitimité de leur questionnement et de leurs connaissances, sont ainsi les fondements d’une démarche scientifique renouvelée, d’une « science de plein air » qui implique les acteurs concernés voire est portée par eux (Callon, et al., 2001).

La recherche comme outil d’apprentissage et de changement

La participation des différents acteurs à la définition et à la conduite du processus de recherche se justifie aussi par un objectif social et politique pour lequel la production de connaissance est alors un support, voire parfois un prétexte, pour induire des apprentissages croisés entre les participants et/ou accompagner une évolution des rapports sociaux (Freire, 1969 – Touraine, 1978). Dans ces conditions, la recherche peut être un puissant outil pour le renforcement de la légitimité et de la capacité de prise de parole et d’initiative de certains acteurs. Il s’agit alors d’approfondir la connaissance des problèmes et des enjeux, de susciter un dialogue élargi conduisant à faire reconnaître la réalité des problèmes vécus par certains acteurs et d’engager des processus collectifs de recherche et de validation de solutions. La RAP apparaît alors comme une démarche de production simultanée de connaissances et de nouvelles relations sociales qui résultent effectivement de la rencontre entre une volonté de changement et une intention de recherche (Liu, 1997).

L’implication des chercheurs dans une RAP peut aussi se comprendre comme une démarche volontaire, reflétant le souhait d’interactions plus fortes avec les acteurs en vue d’aboutir à des changements et contribuer à porter des valeurs partagées avec le collectif RAP (cf. § 1.3). C’est une façon de traduire une exigence éthique et politique.

Répondre aux nouvelles attentes des acteurs sociaux

Les acteurs sociaux, qu’ils soient considérés comme citoyens face à des problèmes nouveaux, praticiens d’un métier, ou usagers d’un espace ou d’un service, ont des questions et des attentes. Définie par les seuls chercheurs, conçue autour de questionnements qui ne sont pas ceux des acteurs, la recherche classique ne répond que partiellement aux attentes des acteurs. Elle fournit le plus souvent des résultats partiels, tardifs, pas toujours restitués ou traduits à destination des acteurs. Dès lors, l’utilité réelle de la recherche classique est souvent limitée. La recherche participative va un peu plus loin dans le dialogue, mais le plus souvent elle ne met pas en débat la définition même du problème. Parce que la RAP met en débat cette définition du problème, mais aussi la formulation des questions de recherche, la définition du protocole de recherche, et parce qu’elle organise la mise en débat des résultats, elle peut potentiellement représenter une réponse plus ouverte – mais aussi plus exigeante – aux aspirations des acteurs.

Un besoin d’efficacité en contexte incertain et complexe

La RAP renvoie aussi à une exigence de pertinence et d’efficacité de la recherche, dans des contextes incertains et complexes.

L’alliance des acteurs sociaux et des chercheurs

Les acteurs sociaux et les chercheurs ont besoin les uns des autres pour faire face aux défis du monde contemporain. La pratique scientifique devient plus réflexive, c’est-à-dire qu’elle s’interroge sur les objectifs, les méthodes utilisées et la manière dont sont obtenus les résultats. Elle est confrontée à ses propres insuffisances : incapacité d’identifier précocement des dangers graves (par exemple l’amiante, l’épidémie de la vache folle ou le sida), controverses entre scientifiques (sur les OGM ou l’ESB), impuissance à résoudre des questions sociales majeures (le chômage, la pauvreté, l’exode rural ou la crise alimentaire). Il s’agit donc d’améliorer le traitement par la société de questions complexes, auxquelles chercheurs et non-chercheurs ne peuvent répondre les uns sans les autres. Parfois cette amélioration est radicale et appréciable, notamment lorsque la RAP permet d’apporter une réponse ou une connaissance qui n’aurait pas pu être trouvée sans la participation des acteurs concernés (un nouveau mode de gestion de l’eau d’irrigation plus efficace et plus équitable par exemple). Dans d’autres cas, cette amélioration ne peut pas être objectivement appréciée par un impact mesurable sur la société ou sur la connaissance : on se contente alors de qualifier l’amélioration du processus de concertation en faisant l’hypothèse qu’il s’agit d’un progrès pour traiter des questions complexes, pour trouver des solutions, pour innover (cf. § 4).

Le traitement des questions scientifiques complexes suppose une définition partagée des problèmes

Les questions que certains groupes sociaux posent à la science (par exemple : « quels sont les risques de cultiver des OGM en plein champ ? », « Quels sont les impacts des techniques culturales simplifiées qui visent à remplacer le labour ? ») sont généralement complexes. Elles mettent en jeu de nombreux paramètres dont la dynamique est parfois inconnue. La complexité des interactions (sociales, écologiques, économiques…) et leur nature dynamique rend illusoire l’idée de mettre au point un modèle qui permettrait de prédire ce qui va se passer dans l’avenir. Comme le problème et sa solution n’existent souvent pas indépendamment de ce qu’en pensent les acteurs, il est nécessaire de tenter de définir au préalable, de façon la plus consensuelle possible, ce qui pose problème et ensuite de travailler de façon transparente, avec les acteurs concernés, à la construction de réponses satisfaisantes. Latour (2001) reconnaît ainsi que tout savoir ou objet technique est un construit social et le résultat d’un processus de recherche en train de se faire. Traiter cette complexité fait émerger des approches dites constructivistes[1] dont la validité scientifique est aujourd’hui reconnue. Simultanément, de nombreux travaux confirment qu’on apprend en agissant sur une réalité car les stratégies des acteurs se révèlent et il devient possible d’évaluer la faisabilité des propositions (Breilh, 1997 – Touraine, 1978).

Le partenariat met les chercheurs davantage en prise avec l’innovation en train de se faire.

Alors que dans les approches diffusionnistes, une technique nouvelle est inventée dans les laboratoires de recherche avant d’être transférée aux utilisateurs, l’innovation, tant technique qu’organisationnelle, se construit sur le terrain, par les essais et les erreurs des praticiens cherchant à améliorer leur pratique ou à résoudre des problèmes. On distingue d’ailleurs l’invention, qui est le fait d’imaginer quelque chose de nouveau (par des chercheurs dans les laboratoires, dans des parcelles d’essai, ou par des paysans dans leurs champs), et l’innovation, qui est la mise en œuvre d’une combinaison nouvelle de facteurs, et donc déjà une pratique en actes (Chauveau, et al., 1999). Le travail en partenariat place les chercheurs en situation d’étudier l’innovation en train de se faire, voire d’accompagner l’invention au sein des groupes émergents : ce faisant, ils sont en position de saisir ces signaux faibles que sont les embryons d’innovations techniques et organisationnelles, et qui sont susceptibles de prendre de l’ampleur plus tard.

En situation d’incertitude, les savoirs des acteurs concernés et les savoirs scientifiques doivent être mobilisés, via la construction de partenariats, pour orienter une prise de décision qui vise à résoudre des problèmes concrets, dans des contextes donnés et dont la nature n’est jamais seulement technique, mais toujours économique et politique. Les innovations qui en résultent sont largement conditionnées par leur contexte socio-économique et politico-institutionnel dans lequel elles ont été (co)construites, ce qu’une conception linéaire, descendante et diffusionniste  ne permet guère de faire (Akrich, et al., 1988).

Une recherche en partenariat

Le partenariat peut être conçu comme un ensemble de liens qui se nouent entre des acteurs pour fédérer des moyens autour d’un projet construit en commun en vue d’atteindre des objectifs partagés [adapté de (Lindeperg, 1999)]. Cette définition large recouvre divers types de partenariats, en particulier selon :

  • les catégories d’acteurs impliqués : personnes physiques, personnes morales, institutions publiques ou privées, organisations de producteurs, entreprises, associations, collectivités territoriales, administrations de l’Etat, etc.,
  • les objectifs à partager : générer de la valeur (partenariat économique), produire des connaissances et des innovations (recherche en partenariat), accroître une capacité d’action (partenariat opérationnel), diminuer les inégalités (partenariat social), etc.
  • la forme des liens qui s’établissent entre les acteurs : plus ou moins formalisés, contractualisés, coopératifs, institutionnels, politisés, volontaires, opportunistes, etc.,
  • les « moyens » mutualisés : main d’œuvre, compétences, savoirs, position dans un réseau social, équipements, argent, etc.,
  • le mode de co-construction : place de chaque acteur dans la prise de décision (consultation, concertation, co-décision, etc.), étape et registre du projet concerné, mode de régulation des tensions et des conflits, etc.,

Le partenariat recouvre donc de nombreuses réalités. Une « recherche action en partenariat » (RAP) se réalise lorsque se donnent les conditions suivantes :

  • elle a lieu entre chercheurs de métier et acteurs concernés/parties prenantes, en reconnaissant à la fois les savoirs des citoyens/praticiens/usagers, leurs compétences pour produire des connaissances, et la spécificité du métier de chercheur ;
  • elle poursuit des objectifs communs, qui mettent en interaction un but d’action sur le réel et une volonté de produire ensemble des connaissances (fondamentales ou appliquées) en situation complexe,
  • elle donne lieu à des modes de relations où des acteurs de statut différent ayant différentes positions sociales et institutionnelles participent à la prise de décision, devenant ainsi auteurs de la recherche-action, et non pas seulement acteurs invités dans un processus décidé sans eux (cf. § 1.3).

Au sein des nombreuses démarches de recherche agronomique, la RAP met en avant la volonté de travailler entre chercheurs et non-chercheurs, de débattre et négocier des objectifs communs, et de définir un cadre équitable à la relation entre les parties prenantes. Elle se distingue ainsi fortement des recherches participatives, où les paysans et autres acteurs sont invités à « participer » aux recherches conçues par d’autres, sans réelle capacité de peser sur les choix et les décisions, et où on sous-estime trop souvent la diversité des points de vue et des intérêts (Lavigne Delville, Mathieu, Sellamna dir, 2000).

En synthèse

La démarche RAP s’intègre donc dans un vaste mouvement qui renouvelle fondamentalement les relations des chercheurs et des non-chercheurs aux savoirs, aux pouvoirs et à l’action. Elle remet en cause la double délégation (Callon, et al., 2001), celle par laquelle les citoyens, les praticiens, les usagers, délèguent les choix sur les questions qui les concernent aux politiques d’une part (via l’élection), et aux experts (dont les chercheurs) d’autre part. Elle reconnaît et intègre des savoirs non scientifiques, fait dialoguer chercheurs et praticiens sur les mêmes objets, et contribue au renforcement des capacités des participants, chercheurs et non-chercheurs, à partir de quelques postulats forts :

  1. Les savoirs ne sont pas toujours où l’on croyait les trouver. Ainsi les « savoirs populaires » ou « locaux », les savoirs techniques, les savoirs institutionnels (logés au sein des organisations ou produits en réseaux) sont mis en exergue, dans leur diversité, leur richesse et leur dynamique. Ils ne sont plus seulement de simples pratiques évoluant au gré de l’assimilation des techniques et des connaissances inspirées par la science. L’innovation est un processus où l’invention et sa mise en œuvre sont d’abord le fait des acteurs concernés, qui mobilisent de manière variable l’information scientifique et technique (Bonneuil, 2004).
  2. Les chercheurs ne prétendent plus au monopole de l’objectivité et de la connaissance, mais entrent en dialogue avec les autres parties prenantes, dans des démarches organisées pour permettre la confrontation des analyses et l’élaboration conjointe de connaissances nouvelles. Construire une problématique qui a du sens pour tous les acteurs est donc une étape essentielle de la démarche RAP.
  3. La RAP est ainsi un instrument de renforcement des capacités individuelles et collectives des acteurs. Elle leur permet par la suite de mieux s’adapter à des conditions changeantes, en raison des connaissances qu’ils ont appris à mobiliser et générer, grâce à la nouvelle légitimité que leur confère la participation à la recherche, et grâce à l’apprentissage et l’expérience acquises au sein de dispositifs de décision en situation complexe.

Cela ne signifie pas pour autant que toute autre forme de recherche soit désormais vaine ou discréditée. Sur des thèmes précisément identifiés, la recherche agricole thématique classique est sollicitée pour ses apports qui peuvent être essentiels. La diffusion des résultats de recherche, même de manière indirecte, peut contribuer à élargir le référentiel à partir duquel les acteurs pensent leur situation, analysent les problèmes qu’ils rencontrent, et expérimentent des solutions. De même, des questions de recherche peuvent être légitimes même sans répondre à une demande sociale identifiée. Mais parce qu’elle part de la négociation de la recherche et de ses objectifs, la RAP permet a priori une meilleure adéquation aux demandes des acteurs, et donc une plus grande efficacité.

Références

Akrich M., Callon M., Latour B., 1988. À quoi tient le succès des innovations ? 1. L’art de l’intéressement. Annales des Mines, (11), 4-17.

Bonneuil C., 2004. Les transformations des rapports entre sciences et société en France depuis la seconde guerre mondiale : un essai de synthèse. In : Sciences, médias et société, 15-17 juin, Lyon, France, École normale supérieure Lettres et sciences humaines, http://sciences-medias.ens-lsh.fr/IMG/ pdf/Bonneuil.pdf, p. 40.

Breilh J., 1997. Nuevos conceptos y técnicas de investigación : guía pedagógica para un taller de metodología, colección Epidemiología crítica, vol. 3, Centro de estudios y asesoría en salud, Quito, 366 p.

Callon M., Lascoumes P., Barthe Y., 2001. Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, collection La Couleur des idées, éditions du Seuil, Paris, 357 p.

Chauveau J.-P., Cormier-Salem M.-C., Mollard É. (eds), 1999. L’innovation en agriculture : questions de méthodes et terrains d’observation, collection À travers champs, Institut de recherche pour le développement, Paris, 362 p.

Freire P., 1969. Pédagogie des opprimés. [Suivi de] Conscientisation et révolution, Petite Collection Maspero, éditions Maspero, Paris, 202 p.

Lavigne Delville P., Sellamna N.-E., Mathieu M. (eds), 2000. Les enquêtes participatives en débat : ambition, pratiques et enjeux, Gret, Karthala, Icra, Paris, Montpellier, 543 p.

Lindeperg G., 1999. Les acteurs de la formation professionnelle : pour une nouvelle donne. Rapport au Premier ministre, rapport, Cabinet du Premier ministre, Paris, 350 p.

Liu M., 1997. Fondements et pratiques de la recherche-action, L’Harmattan, Paris, 350 p.

Olivier de Sardan J.-P., 1995. Anthropologie et développement : essai en socio-anthropologie du changement social, Collection Hommes et sociétés, Editions Karthala, Paris, 221 p.

Stengers I., 2002. Sciences et pouvoirs. La démocratie face à la techno-science. La Découverte Poche, La Découverte, Paris, 120 p.

Touraine A., 1978. La voix et le regard, éditions du Seuil, Paris, 309 p.


[1] Paradigme qui suppose la construction progressive de l’objet d’étude et qui défend également l’idée selon laquelle l’individu est central dans la construction du réel. La situation est pensée comme construction sociale de la réalité. On le confronte, trop rapidement, avec une science positiviste qui cherche à prédire et à contrôler la nature.

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